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Les informations majeures que la Fondation Valentin Haüy retient du monde du handicap visuel et des publics empêchés d’accéder aux contenus ; de l’accessibilité numérique ; de la recherche médicale ; de la RSE des entreprises ; de la philanthropie, en France et à l’étranger.

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pour voyants et en version pdf accessible pour les personnes aveugles et malvoyantes.

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  • Pour un web accessible : idées reçues

    Il reste encore beaucoup à expliquer et à réaliser en matière d’accessibilité numérique, condition sine qua non de l’autonomie des personnes empêchées de lire en raison d’un handicap. Sur un sujet qui ne devrait plus en être un, balayons quelques idées reçues.

     

    « Réaliser un site accessible augmente les coûts »

    L’accessibilité d’un site web ne doit pas être perçue comme un coût supplémentaire, surtout quand elle est intégrée en amont des développements. Elle permet souvent d’ouvrir un marché dont le potentiel ne s’adresse pas qu’aux personnes déficientes visuelles, mais aussi aux personnes souffrant d’un handicap auditif, moteur ou même cognitif.


    « Un site accessible ne peut pas être graphiquement beau »

    Accessibilité et créativité sont deux problématiques différentes mais en aucune façon contradictoires ou incompatibles. Concevoir un site web accessible implique de réfléchir prioritairement à l’utilisation des couleurs de contraste, de fournir des contenus alternatifs pour les images et les éléments graphiques qui nécessitent d’être audiodécrits.

     

    « Un site accessible ne permet pas un bon référencement »

    L’effort de structuration et de sémantisation accru bénéficie au contraire au référencement par les moteurs de recherches.
     

    « Un site accessible aux personnes déficientes visuelles est un site de niche »

    Les personnes en situation de handicap ne demandent pas à ce que soient conçus des produits stigmatisants. Elles veulent consommer comme tout le monde. D’autre part, en intégrant la notion d’accessibilité dès la conception et dans la production des contenus au fil du temps, cela permet d’enrichir facilement des adaptations futures, plutôt que d’installer des systèmes fermés donc peu ou pas évolutifs.

     

     

    Contact Accessibilité :

    Manuel Pereira : mn.pereira@avh.asso.fr

  • Un duo rare !

    Rencontre avec Françoise Chevalier et Kevin Robin qui partagent une expertise rare. Musiciens accomplis, ils transcrivent en braille, à la demande, des partitions musicales dans tous les styles et pour tous les instruments.

     

    En quoi consiste la transcription ?

    Françoise Chevalier : Le système braille permet d’écrire et de lire de la musique. À partir d’une lecture verticale et dans l’espace, la transcription se fait par une suite de signes linéaires. Au début, je traduisais à la tablette et au poinçon, écrivant de droite à gauche. Puis je me suis adaptée à la machine Perkins et à la transcription dans le sens de la lecture. Le passage à l’ordinateur et au logiciel Edgar a apporté un vrai confort. Plus besoin de percer le papier, les corrections sont plus aisées et surtout il est possible de réembosser une partition déjà transcrite. Aujourd’hui, le logiciel Finale permet de passer du braille au noir.

     

    Comment devient-on transcripteur musical braille ?

    Kevin Robin : Un ami m’a transmis une annonce de l’association qui recherchait un transcripteur musical braille. Passionné de musique classique, élève au conservatoire tout en étant professeur de solfège, j’ai postulé. Pendant trois ans, Françoise m’a initié au métier. J’ai appris le braille intégral, le braille abrégé et le braille musical.

    F. C. : Les rencontres m’ont toujours guidées. J’ai appris le braille intégral après avoir rencontré un professeur de musique aveugle, puis la musicographie braille avec Pierre Chauvin et Yvon Gardette, et enfin, l’abrégé avec Yves Bonamy de l’association Valentin Haüy, avec l’aide des manuels édités par l’association à l’usage des transcripteurs. Yvon Gardette a été d’une aide précieuse dans l’édition du Complément de signes musicographiques 2002. Il est toujours en usage.

     

    Quel supplément d’âme vous apporte ce métier ?

    F. C. : Échanger avec nos quelque 350 clients de tous âges et de tous horizons apportent beaucoup d’humanité à notre travail. C’est très gratifiant et une chance de se sentir vraiment utile à l’épanouissement et l’intégration des musiciens aveugles.

    K. R. : J’ai découvert le monde de la déficience visuelle et une autre façon d’appréhender la musique. Au-delà de la relation humaine, c’est une vraie source de motivation de se plonger chaque jour dans de nouvelles partitions. Il faut savoir que nous transcrivons annuellement environ 6000 pages du noir vers le braille !

     

    Actu de la musique en braille

    La Pause Musicale est une nouvelle revue en braille qui offre une sélection d’articles parus dans Classica, Rock&Folk et Jazz Magazine pour satisfaire toutes les sensibilités.

    Pour s’abonner : abonnements@avh-asso.fr


    Contact : transcription.musicale@avh.asso.fr

  • 2017 - Institut de formation Valentin Haüy : retours d’expérience

    Patricia Abecassis, consultante et formatrice

    Patricia Abecassis, consultante et formatrice

     

    « Devenir formateur bénévole au numérique, c’est maîtriser une technicité et être capable de choisir une pédagogie d’apprentissage adaptée, centrée soit sur la découverte, la démonstration ou la mise en pratique. Un adulte déficient visuel apprend s’il comprend l’objectif du stage et si son contenu est en relation directe avec son quotidien. L’apprentissage passe par l’action. L’apprenant doit se sentir intégré, considéré et utile. Il attend du formateur de la vigilance pour le faire progresser et l’accompagner vers l’autonomie. »

     

    Cyndi Asselin, tutrice non voyante, 32 ans, comité de Chambéry

     

    Cyndi Asselin, tutrice non voyante, 32 ans, comité de Chambéry

    « Cette formation a complété mes connaissances à double titre. La partie théorique m’a fait vraiment réaliser ce que signifie être formateur face à des personnes vulnérables : nous avons un rôle clé à jouer auprès d’elles. La partie technique détaille, quant à elle, des fonctionnalités, de Windows par exemple, que je n’utilisais pas spontanément donc je suis plus efficace. Et apprendre dans une telle convivialité était la cerise sur le gâteau ! »


    Contact : s.rolot@fondationvalentinhauy.fr